Un mariage au Portugal

Après nos quelques jours à Valence la semaine dernière, nous nous sommes envolées pour le Portugal afin d’assister au mariage d’un couple d’amis. Un petit voyage sympa comme on aime : tout d’abord, notre vol initial a été annulé pour cause de grève quelques jours avant (et vous vous doutez bien que c’est hyper facile de trouver un vol de remplacement 3 jours avant en plein été et qui, si possible, ne passe pas par Moscou pour faire Valence – Porto) ; ensuite, nos valises ont été oubliées lors de l’escale (deuxième année de suite que ça m’arrive en juillet, j’aime trop la vie). On s’est donc retrouvées sans nos affaires pour la première nuit, mais grâce à notre intuition sans faille, nous avions pris nos tenues de mariage avec nous dans l’avion, au cas où. Bon, on avait assuré le coup mais on ne pensait pas que ça nous arriverait vraiment. C’est ainsi qu’on est allées à l’église le lendemain matin en tenue de mariage.. et en Birkenstock. Que voulez-vous, nous aimons nous distinguer par notre classe et notre raffinement.

Au retour de l’église, nos valises étaient arrivées et le mariage ayant lieu dans l’hôtel, nous avons pu changer de chaussures et nous orner de nos plus belles parures (et par là j’entends bijoux, sac et dignité). Ce détail réglé, c’était bon, on était prêtes à passer une magnifique journée et soirée. Il y avait une de nos meilleures amies qui était là aussi et d’anciens copains d’école alors tout était réuni pour qu’on s’amuse. On a mangé, on a dansé, on a rigolé, on a bu, on a essayé de parler en portugais (avec un succès mitigé), on a eu un débat sur « on dit obrigado ou obrigada quand on est une femme ? » avec des portugais pas tous d’accord entre eux, on s’est fait dessiner des cœurs sur le visage par une maquilleuse aux multiples talents puisqu’elle a ensuite fait un spectacle de lanceuse de flammes, on a vu un feu d’artifice et à 2h du matin, quand on avait les idées bien claires, on a décidé qu’on voulait nous aussi nous marier au Portugal parce que c’était quand même vachement cool. On s’est tellement amusées, c’était un mariage magnifique. Nous sommes restées encore deux jours dans ce très bel hôtel au milieu de la campagne à lire et à nous reposer au bord de la piscine, et c’était une très bonne façon de terminer notre semaine de vacances.

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Joyeuse fête nationale suisse !

Le 1er août est le jour de la fête nationale suisse. Notre petit pays a été fondé le 1er août 1291 grâce au Pacte fédéral, l’acte fondateur de la Confédération. C’est ainsi une journée fériée en Suisse durant laquelle ont lieu plein de festivités et des feux d’artifice sont organisés dans chaque commune le soir du 1er août.

Je me suis dit que c’était l’occasion d’écrire quelques mots sur mon pays. Avant de partir vivre en France pendant cinq ans, je n’avais jamais vraiment réalisé à quel point j’aimais la Suisse. Comme bien souvent, c’est lorsqu’on quitte son pays d’origine, l’environnement dans lequel on vit depuis la naissance, que l’on se rend compte des différences et de ce qui nous manque. Je ne suis pourtant pas partie à l’autre bout de la terre mais à 4h de TGV, dans le pays voisin du mien et qui, en plus, parle la même langue. Pourtant, la vie fut si différente entre Paris et la Suisse. Partir vivre ailleurs permet, lors du retour, de savoir apprécier davantage toutes ces choses que l’on ne voit pas ou plus au quotidien et qui pourtant font partie de nous.

J’aime le calme de la Suisse. Que ce soit en ville ou à la campagne, la vie est paisible partout. Il suffit de se promener à Bern, la capitale, pour constater à quel point l’ambiance y est tranquille. La Suisse compte un peu plus de 8 millions d’habitants et c’est ce qui nous permet d’avoir cette belle qualité de vie. J’aime le fait qu’il y ait suffisamment de place pour tout le monde, les appartements sont grands, même dans les centre-villes, l’air est pur et les rues sont propres. J’apprécie le fait que l’on soit entourés par la nature. Peu importe l’endroit où l’on se trouve, la nature, la forêt, les champs se trouvent toujours à moins de 10 minutes. Je suis heureuse que l’on ait quatre vraies saisons de trois mois chacune, un été chaud et un hiver froid. Nous avons de la chance d’avoir des paysages magnifiques, des montagnes, des lacs et des vallées. Il y a tellement de choses à découvrir, parfois j’ai l’impression qu’on l’oublie.

J’aime nos traditions et nos habitudes. En Suisse, on fait du ski en Valais, on mange une raclette ou une fondue tous les dimanches soirs d’octobre à février que l’on achète chez le fromager du village, on vote plusieurs fois par année pour décider nos lois, après des débats endiablés entre amis (tu votes quoi toi dimanche prochain ?), et on suit les résultats sur la RTS, on ne sait jamais qui est le Président de la Confédération puisqu’il change chaque année, on ne connaît que les trois premières phrases de notre hymne national, on a presque tous, dans notre entourage, quelqu’un qui a un chalet en Valais, on adore le chocolat, on fabrique les plus belles mondes et on doit acheter une vignette pour rouler sur l’autoroute.

J’aime le fait que l’on ait quatre langues nationales, que les emballages de nos produits dans les supermarchés soient presque toujours écrits en trois langues, j’aime la diversité des manières de vivre des suisses romands, des suisses italiens et des suisses allemands. On ne se ressemble pas du tout et pourtant, on est tous bien suisses et c’est ce qui nous lie. J’ai l’impression que l’on partage des valeurs communes comme la simplicité, la discrétion, le goût du travail bien fait, le respect de la sphère privée et la non-glorification des personnalités médiatiques (je pense que Federer peut se promener en pleine ville sans être dérangé et notre Président va au travail en train sans garde du corps), le fait de savoir mettre de côté, parfois, ses intérêts personnels si cela peut servir la nation (en 2012, on a voté non lorsque l’on a dû se prononcer si on voulait six semaines de vacances au lieu de quatre, en 2016, on a voté contre le revenu universel – les suisses sont aussi assez peureux, parfois, on préfère ne rien changer plutôt qu’essayer quelque chose qui risque d’être pire qu’avant). J’apprécie l’importance accordée aux relations amicales, on se fait des amis à l’école lorsque l’on est enfant et on les garde pour toute la vie.

Ces dernières années, après être rentrée de Paris, je suis allée en vacances dans plusieurs pays et j’ai pu découvrir beaucoup de climats, de styles de vie et d’environnements différents. Partir à nouveau vivre à l’étranger pour quelque temps n’est pas quelque chose que j’exclus mais je sais aujourd’hui que la Suisse est l’endroit où je suis le mieux et je ne serai jamais aussi bien ailleurs qu’ici. Orelsan avait raison, après avoir fait le tour du monde, tout ce qu’on veut c’est être à la maison.

Je vous souhaite une très belle fête nationale !

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