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Mes meilleures séries Netflix

Ah Netflix, comment faisait-on avant cette invention ? J’adore cette plateforme et tout le contenu auquel on a accès grâce à un abonnement mensuel. En plus de diffuser une panoplie de films et de séries, Netflix produit également ses propres programmes et c’est le cas de Suburra, Stranger Things et Mindhunter que je vous propose de découvrir aujourd’hui. Elles sont toutes d’un genre différent mais c’est si agréable de varier les univers. J’aime bien avoir plusieurs séries en cours de visionnage, ainsi on peut choisir celle qu’on veut regarder en fonction de son humeur, si on préfère voir quelque chose de doux, se faire peur ou en profiter pour réfléchir devant une histoire plus complexe. Toutes trois se déroulent dans le passé. 2008 pour Suburra, 1983 pour Stranger Things et 1977 pour Mindhunter. Ces petits retours en arrière où le monde était différent mais les problématiques si actuelles font du bien.

Si vous avez un moment pour vous ce week-end, préparez-vous un bon thé chaud, enfilez vos grosses chaussettes, mettez-vous sous un plaid et faites-vous plaisir avec un ou deux épisodes d’une série que vous aimez. C’est une des choses que je préfère faire en hiver ♥

SUBURRA

Résumé : Les terrains d’Ostia, une ville côtière proche de Rome, doivent être concédés par le Vatican. Endroit stratégique pour faire entrer et sortir la marchandise d’Italie, ces terres suscitent l’intérêt de plusieurs groupes. Différentes familles de la mafia romaine mais également un industriel au bord de la faillite. C’est dans ce décor que l’on suit les vies de Aureliano, le fils mal-aimé d’un puissant mafieux, de Spadi, issu d’une famille gitane elle aussi dans la mafia, et de Gabriele, un jeune homme de bonne famille, fils de policier. Alors que leur situation les prédispose à être ennemis, ils vont se retrouver à collaborer ensemble, pour le meilleur et pour le pire.

Mon avis : Je suis une grande fan de Gomorra, une série italienne sur la mafia napolitaine. Du coup, je n’étais pas très emballée par Suburra, produite par Netflix, car je pensais que ça allait être une simple copie transposée à Rome pour surfer sur la vague de la première. Et bien il s’avère que j’avais tort car après un ou deux épisodes, j’ai arrêté d’avoir Gomorra en guise de référence et j’ai stoppé toute comparaison. Certes, il y a des éléments qui se ressemblent. On retrouve le côté très « animal » des personnages, ils se parlent très près, ils se toisent, se défient. Aureliano a des airs de Cirò avec ses lunettes de soleil et la violence est ici aussi très présente. Mais à part ça, tout est différent. On découvre trois univers que tout oppose. Celui d’Aureliano, une famille italienne, raciste, basée sur la toute-puissance du père et de sa fille, Livia, la sœur d’Aureliano. Celui de Spadi, le petit frère d’un mafieux gitan, qui est tenu d’épouser une jeune femme d’une autre famille pour renforcer les alliances. Et enfin Gabriele qui vit avec son père flic et qui se retrouve mêlé à la mafia par un malheureux concours de circonstances. Ces personnages sont attachants dans leur folie, drôles mais aussi très humains dans leur inhumanité. On a envie de s’attacher à eux, on est étonné de voir leur capacité à aimer et à tuer. En toile de fond se dessine la difficulté de s’affranchir de son clan pour trouver sa propre voie, le tiraillement entre le souhait de quitter sa famille tout en appréciant le confort d’y rester. Ces personnages sont plein d’antagonismes et c’est ce qui les rend si passionnants.

STRANGER THINGS

Résumé : Il se passe des choses étranges dans le petit village d’Hawkins. Après une longue après-midi passée à jouer à un jeu de société avec ses trois meilleurs amis, Will Byers, un petit garçon de 12 ans, disparaît. Dès le lendemain, Dustin, Mike et Lucas, ses trois amis, ainsi que tous les habitants du coin partent à sa recherche. Au milieu de la nuit, en pleine forêt, les trois garçons tombent sur une jeune fille effrayée au crâne rasé. Qui est-elle et d’où vient-elle ?

Mon avis : Stranger Things est une série de science-fiction assez effrayante par moments et pleine de suspense. L’action se passe en 1983 dans une ambiance très mystérieuse et j’aime beaucoup le côté assez vintage qui se dégage, de la musique du générique jusqu’aux décors dans lesquels prend place l’histoire. Dustin, Mike et Lucas sont trois petits garçons très attachants, intelligents et vifs. J’apprécie voir la manière dont ils s’organisent pour retrouver leur ami disparu. La série tourne essentiellement autour d’eux, même si les personnages secondaires ont chacun une vraie histoire subtilement développée. On découvre Joyce, la maman de Will, une femme qui a élevé seule ses deux enfants avec très peu de moyens financiers, Nancy, la sœur de Mike, qui vit ses premiers amours ou encore Jim, le chef de la police du village hanté par ses vieux démons. Il n’y a pas beaucoup de série où les enfants ont le rôle principal et je suis impressionnée par leurs superbes jeux d’acteur dans chaque épisode. Ils sont si naturels, ils apportent beaucoup de fraîcheur à cette histoire pourtant assez dramatique. Il y a de jolis moments rigolos, d’autres plus tristes, et ce subtile mélange des émotions est très agréable à regarder. Par ailleurs, plusieurs thèmes sont abordés en arrière-plan comme la difficulté d’être une mère célibataire et le peu de crédit qu’il lui est accordé, les problématiques rencontrées à l’adolescence, les bourgeois avec maison et jardin qui ont de l’argent mais pas beaucoup de jugeote. Stranger Things est une très bonne série et je ne peux que vous la conseiller.

MINDHUNTER

Résumé : En 1977, le profilage criminel n’a pas encore été inventé. Les agents Holden Ford et Bill Tench s’associent afin de percer les mystères de la psychologie des tueurs en série. En effet, comment peut-on les arrêter si on ne sait ni comment ils réfléchissent ni ce qui les animent ? A l’aide d’une série d’entrevues improvisées avec des serial killers, ils vont tenter de mettre en place une méthode pour établir le profil des criminels et ainsi faciliter leur compréhension et leur arrestation.

Mon avis : En grande fan d’Esprits Criminels, je ne pouvais qu’aimer cette série qui retrace la manière dont a été inventé le profilage. Inspiré de faits réels, Mindhunter est produit par Charlize Theron et la plupart des épisodes ont été réalisé par David Fincher (Fight Club, Gone Girl, The Social Network), c’est dire si cette série partait avec un super potentiel. L’histoire se déroule de manière assez lente mais on prend ainsi le temps de découvrir les tâtonnements, les essais, les initiatives de ces deux agents. Les décors, le cadrage et l’esthétique de la série sont à souligner et cela participe au plaisir que l’on peut éprouver à regarder les épisodes en prêtant attention à ces détails.

Regardez-vous ces séries ? Est-ce que vous les appréciez ? Qu’en avez-vous pensé ?

→ Pour retrouver l’ensemble de mes chroniques Netflix : #2, #3, #4, #5 ou ici.

A découvrir : 3 documentaires Netflix passionnants

Cette semaine, j’ai eu envie de regarder un documentaire sur Netflix. Puis j’ai trouvé ça super cool et j’en ai regardé trois. Le tout premier que j’ai visionné est consacré à la Scientologie. Les sectes m’ont toujours fascinée, elles ont un pouvoir d’attraction si fort, quelque chose de très mystérieux qui est difficile à expliquer. Les deux suivants parlent du dopage, le premier concerne Armstrong et l’autre le dopage organisé en Russie. Je vous laisse découvrir les résumés et mes avis, peut-être vous donneront-ils envie de les regarder.

GOING CLEAR – SCIENTOLOGY AND THE PRISON OF BELIEF

Résumé : Ce reportage retrace l’histoire de la Scientologie, de ses prémisses jusqu’à aujourd’hui, en pointant du doigt ses dysfonctionnements et ses travers. On y découvre la vie controversée de son créateur, Ron Hubbard, un personnage mythomane et paranoïaque selon ses détracteurs et vénérablement respecté par les scientologues. Le documentaire est ponctué de témoignages d’anciens adeptes qui racontent pourquoi ils ont été attiré par cette secte et comment ils ont fini par en sortir, la plupart plus de dix ans plus tard. On découvre également le fonctionnement interne de l’église, ses organisations (comme la Sea Organisation) où les membres vivent et travaillent pour 40 cents de l’heure mais aussi la façon dont ils ont réussi à faire reconnaître la Scientologie comme une religion et ainsi à être exemptés d’impôts. On y voit la maltraitance de l’église vis-à-vis de ses membres ainsi que le harcèlement qui s’opère sur les anciens adeptes qu’ils ne laissent pas partir.

Mon avis : C’est un très bon reportage qui met en lumière les fonctionnements de cette organisation sectaire. Au travers des témoignages des anciens adeptes, j’ai trouvé très intéressant de voir à quel point l’embrigadement est important. L’un d’eux confesse n’avoir jamais rien lu de négatif sur la Scientologie durant toutes les années où il en faisait partie. On peut voir à quel point l’endoctrinement est puissant, il n’y a aucune remise en question, seuls les écrits et les discours provenant de l’église sont écoutés et entendus. La Scientologie a ceci de sectaire que c’est eux contre le reste du monde. Soit on est dedans et on suit les préceptes, soit on est qualifié de « personne suppressive » et plus aucun membre de l’église n’a le droit d’entrer en contact avec nous. Pourtant, au départ, la Scientologie a un très beau message : « Une civilisation sans folie, sans criminels et sans guerre, dans laquelle les gens capables puissent prospérer et les gens honnêtes puissent avoir des droits, et dans laquelle l’Homme soit libre d’atteindre des sommets plus élevés, tels sont les buts de la Scientologie ». Les principes initiaux sont même assez bons. Par exemple, il y a un guide du bon sens pour être heureux et les valeurs prônées sont intéressantes. Les gens qui ont intégré cette secte voulaient tous croire en ces jolies paroles et avaient un réel désir de rendre le monde meilleur tout en se sentant mieux dans leur vie quotidienne. Malheureusement, l’envers du décor est beaucoup moins radieux.

Note : 4/5

LANCE ARMSTRONG – STOP AT NOTHING

Résumé : On a tous suivi de près ou de loin l’histoire de Lance Armstrong, le vainqueur de 7 Tours de France de 1999 à 2005. Ce documentaire nous fait découvrir les évènements de manière chronologique, de ses débuts prometteurs au début des années 90 en passant par son arrêt forcé suite à son cancer des testicules pour enchaîner sur son retour spectaculaire et ses victoires en France. On y découvre le système mis en place pour ce dopage organisé, les accusations dont il a régulièrement été l’objet et qu’il a toujours démenties avec aplomb, la création de sa fondation, sa vie après le Tour de France et son retour en 2011, le tout ponctué par les témoignages de ses anciens amis et coéquipiers. Le reportage nous montre ainsi l’ascension d’Armstrong jusqu’au sommet du cyclisme mondial qui se termine par sa chute, brutale, violente et éprouvante.

Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce documentaire qui reprend les faits de manière chronologique. J’y ai appris beaucoup de choses car je ne m’étais intéressée à Armstrong que de manière assez lointaine. Durant tout le reportage jusqu’au moment des révélations, je trouve qu’il est présenté de manière assez neutre. On y voit certes ses anciens amis qui témoignent contre lui mais on y voit également les conférences de presse et les interviews durant lesquelles il affirme avec force ne pas se doper. Il m’a fascinée. On sait en voyant les images qu’il ment et c’est impressionnant l’aplomb avec lequel il arrive à nier toutes les accusations. Il est tellement persuasif que lorsqu’on arrive au dénouement, lorsqu’il dit finalement la vérité lors de son interview avec Oprah Winfrey en 2013, on reçoit comme une claque en plein visage. J’ai trouvé ce moment très violent, il ne répond que par des « yes » aux questions d’Oprah et tout ce qu’on a vu pendant 2h s’effondre. Je fus triste pour lui. Quel gâchis d’avoir bâti sa vie, sa fondation contre le cancer, sa carrière sur des mensonges, d’avoir dupé ses fans et les gens qui ont cru en lui. Je ne sais pas comment il a pu vivre toutes ces années avec ce poids sur la conscience. Malgré tout, une interrogation subsiste pour ma part. Certes il était dopé, mais ils le sont certainement tous plus ou moins. L’histoire ne nous dira jamais s’il aurait gagné sans tricher.

Note : 4/5

ICARE

Résumé : Tout commence lorsque Bryan Fogel décide de réaliser un documentaire sur le dopage. Cycliste amateur depuis de nombreuses années, il aimerait voir de quelle manière il arrive à améliorer ses performances en se dopant. A la suite de diverses mises en relation, il se retrouve en contact avec Grigory Rodchenkov, le directeur du laboratoire antidopage de Moscou. Ce dernier va mettre en place pour Fogel un programme de dopage complet tout en lui évitant de se faire tester positif. Or, le documentaire va prendre un tout autre tournant. En effet, c’est à ce moment qu’éclate le scandale des athlètes russes dopés et qu’est révélé au grand jour l’incroyable organisation mise en place pour fausser les tests antidopage. Craignant pour sa vie, Rodchenkov prend la fuite pour les États-Unis et témoigne à charge contre le gouvernement de son pays. Il explique que ce système de dopage est commandité depuis les plus hautes sphères de l’Etat, à savoir Poutine et son ministre des sports Mutko. L’on y découvre l’enquête de l’Agence Mondiale antidopage, les répercussions sur le monde du sport mais aussi la corruption en Russie et la manière dont le gouvernement anéanti les individus qui dérangent.

Mon avis : Les faits relatés dans ce documentaire sont stupéfiants. Au début, j’ai eu du mal à comprendre que le directeur du laboratoire antidopage de Moscou vienne en aide au réalisateur pour se doper ! C’est tellement antinomique que je me demandais si j’avais bien saisi. Ce Grigory Rodchenkov est attachant, il n’a pas l’air méchant ni mauvais pour un sou et j’ai du mal à comprendre qu’il ait fait partie de toute cette organisation visant à falsifier les tests des athlètes russes malgré son statut de directeur du labo antidopage. Dans les articles que j’ai pu lire, il est parfois considéré comme un lanceur d’alerte. Or, pour moi, il a simplement dénoncé les faits une fois qu’ils ont été rendu publics. On ne peut pas le comparer à Snowden. Rodchenkov a surtout saisi l’occasion de parler pour éviter la prison et d’éventuelles charges contre lui. Ce reportage est perturbant car il montre à quel point la corruption se retrouve au plus haut niveau de l’État et à quel point cela n’a aucune influence sur les sanctions. L’Agence Mondiale Antidopage, qui n’a pas de réel pouvoir, avait demandé à ce que tous les athlètes russes soient interdits de participation aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Or, le comité des JO n’a pas suivi cette recommandation et ils ont tout de même pu participer, alors qu’on savait pertinemment qu’une bonne partie d’entre eux étaient dopés. Cela me laisse avec de nouvelles interrogations. Est-ce que ça vaut vraiment la peine de continuer à regarder le sport, si, de toute évidence, tout ce qu’on voit n’est que de la triche ? A quoi servent les contrôles antidopage si, de toute façon, ils sont tous facilement falsifiables ? Quelle est la crédibilité des dirigeants du sport s’ils acceptent dans les compétitions des athlètes qu’ils savent dopés ? Est-ce que dans dix ans, on apprendra qu’Usain Bolt et Nadal étaient dopés ?

Note : 3,5/5

Et vous, avez-vous vu ces documentaires ? Qu’en avez-vous pensé ? En avez-vous d’autres à conseiller ?