Adieu soutifs, slim, strings & hauts talons

L’idée de cet article m’est venue alors que je marchais en étant bien à mon aise dans mon pantalon pattes d’eph et mes baskets. J’avais l’impression d’être très libre dans mes mouvements et je ne sentais pas de gêne causée par l’un ou l’autre de mes habits. Il est vrai qu’au fur et à mesure des années, je me suis dirigée de plus en plus vers un style vestimentaire décontracté et confortable. Je n’ai pourtant jamais vraiment porté de tenues très serrées parce que j’ai toujours été plutôt mince et je trouvais que ça n’était pas joli de mettre des vêtements qui accentuaient cette caractéristique (mais aussi pour éviter que l’on me traite d’anorexique – non les gens ne sont pas toujours gentils et on a déjà dit de moi que j’étais sûrement anorexique).

En plus de ne pas apprécier visuellement certains habits sur moi, il se trouve qu’ils me sont également assez inconfortables. Je me sens ultra compressée dans un jean slim, mon sang n’arrive plus à circuler dans mes jambes et ma ceinture abdominale crie au secours. Je ne pense pas que je tienne une journée entière assise derrière un bureau avec un pantalon très serré des mollets jusqu’à la taille. Ce doit être une habitude, mais je ne l’ai jamais prise. Je sais qu’il y a plein de personnes qui ne ressentent aucune gêne physique dans un slim et c’est vraiment tant mieux pour elles car après tout, c’est ça le plus important.

C’est justement en m’interrogeant sur cette sensation de bien-être et de confort vestimentaire que j’ai dressé une petite liste de ces choses qui me paraissent grandement inconfortables et que la plupart des femmes portent. Il n’y a bien sûr aucun jugement dans ces prochaines lignes, chacune s’habille comme elle le souhaite. J’explique simplement mon cheminement et les raisons pour lesquelles j’ai décidé de m’orienter vers des types de vêtements ou d’accessoires qui me conviennent davantage. Si cela peut aider à la réflexion, alors le but de cet article sera atteint.

SOUTIENS-GORGE A ARMATURES

Il y a trois ans, j’ai décidé de laisser tomber les soutifs à baleines/armatures. Je me sentais toujours comprimée avec ces barres sous les nichons, sensées les tenir bien en place et leur donner une « belle » forme. Le beau est subjectif, et il dépend essentiellement des normes en vigueur à un moment donné. Les seins ne sont pas naturellement ultra ronds, bien remontés, et surtout sans tétons apparents. Il y en a qui pendent, d’autres qui sont plus fermes, il y en a qui partent à droite, à gauche et il y en a presque toujours un plus gros que l’autre. Il y a autant de seins qu’il y a de femmes, et ça serait cool qu’on les accepte comme ils sont et qu’on nous laisse aussi les accepter comme ils sont (sortez un jour sans soutif et la forme des tétons visibles sous votre t-shirt, vous verrez l’émeute).

Je suis sûre que vous connaissez toutes cette sensation, ce soulagement, le soir, quand vous pouvez enfin dégrafer votre soutien-gorge. Ah la liberté, ah la respiration ! J’en ai eu marre de m’infliger ça chaque jour. J’ai lu quelques articles sur les free boobs ou le no bra (qui consiste à arrêter de porter des soutiens-gorge) et je me suis lancée. Je suis allée dans un magasin de lingerie et j’ai trouvé deux soutifs triangles tout simples en coton et sans chichis, dans ce style. Puis j’ai jeté tous mes anciens soutiens-gorge. Je ne suis pas passée au no bra complet, comme on peut en lire des témoignages sur différents blogs dont vous trouverez les liens ci-dessous. Je pourrais le faire mais j’ai trop intériorisé le fait que les femmes doivent cacher leurs tétons et que nous ne devons absolument pas les montrer sous peine d’attirer les foudres de Satan. J’espère qu’un jour j’y arriverai.

En attendant, je fais du no bra à la maison (depuis toujours), quand je vais faire mes courses et me promener au parc. Et c’est vachement cool. Il y en a qui peuvent rire, mais dites-vous bien qu’il y a des centaines de femmes qui n’ont jamais mis un pied dehors sans porter un soutien-gorge. Honnêtement, si tel est votre cas, je vous conseille d’essayer juste une fois, si vous en avez envie. Au pire, vous pouvez juste faire le tour de votre maison, et observez cette sensation. C’est aussi un bon moyen pour s’interroger soi-même sur tout ce qu’on a intériorisé en ce qu’il concerne notre poitrine.

Si cela vous intéresse :

Free the boobies
Comment arrêter de porter des soutiens-gorges
Deux ans de slow bra
Le no bra pour les fortes poitrines

STRINGS

Premier élément de discorde entre la mode et moi (si on peut dire que le string fait partie de la mode). Je me souviens exactement du moment où ces morceaux de tissu sont sortis pour remplacer nos belles culottes (ou tout du moins, quand ils sont arrivés jusqu’à nous, dans ma petite vallée). J’étais en 7ème année et j’avais 12 ans (années 99/2000). Je me rappelle avoir été directement réfractaire à cette idée saugrenue.

Ce qui me dérange avec le string, c’est qu’il a été commercialisé pour que les marques de la culotte ne se voient pas sous le pantalon, parce qu’il a été décrété que c’était moche. Première question : GRAND DIEU MAIS POURQUOI ? Pourquoi donc est-ce « moche » de voir les plis d’une culotte sous une jupe ou un pantalon ? Deuxième question : pourquoi doit-on, en tant que femme, arborer un fessier bien lisse et sans le moindre pli ? Je sais que l’on pourra me répondre que l’on se sent mal à l’aise avec des plis de culotte visibles. Je le comprends tout à fait. Mais si on se sent ainsi, ne serait-ce pas parce qu’on nous a bourrés le crâne en nous disant que c’était vilain ? Comment faisait-on avant l’invention des strings ? Les femmes mettaient des culottes et personne ne se questionnait là-dessus. La plupart des complexes féminins sont créés par la publicité à des fins marketing pour nous vendre des conneries dont nous n’avons pas besoin.

Autre point de discorde entre le string et moi : c’est un sous-vêtement particulièrement inconfortable. Toute personne ayant déjà eu une ficelle qui lui traverse le sillon inter-fessier (sif pour les intimes) pour la première fois ne peut honnêtement pas dire que c’est une sensation agréable. Je dois avoir mis des strings deux ou trois fois dans ma vie, pour être bien sûre que je détestais ça, et je suis à chaque fois ressortie de cette expérience avec la même conclusion : c’est ultra désagréable. On doit probablement pouvoir s’y habituer, mais il est vrai que de mon côté, je fais la balance entre confort vs beauté visuelle, et c’est le confort qui l’emporte.

Les problèmes avec les strings ne s’arrêtent malheureusement pas à leur inconfort. Non, ils sont aussi « dangereux » pour la santé. Je mets entre guillemets car porter un string ne va pas vous tuer (à part si vous vous étranglez avec lors d’une mauvaise manip). Il ne va pas vous tuer mais il peut accentuer les risques d’infections urinaires et vaginales ainsi que les irritations. En effet, une ficelle qui cisaille les parties intimes, c’est pas ce qu’on fait de mieux. De plus, ils sont souvent fabriqués avec de la dentelle et ce n’est pas vraiment la matière idéale pour être en contact permanent avec cet endroit (le coton est à privilégier).

Tout ceci pour dire, vous l’aurez compris, que je n’ai jamais adhéré aux strings. Je voue une passion aux culottes en coton de chez Oysho que je prends suffisamment grandes pour qu’elles ne soient pas trop serrées. Qu’on voie le pli de ma culotte sous mon pantalon est le cadet de mes soucis. Celles et ceux qui aventureront leurs yeux sur mes fesses devront composer avec les marques de mon slip.

PANTALONS SLIM

On m’a souvent dit, au cours de ma vie, « si j’étais toi, je m’habillerais beaucoup plus serré ». Comme on vit dans un monde super, les femmes qui font du 38 et plus se trouvent trop grosses, celles qui font du 34 et moins se trouvent trop maigres, et ne vous inquiétez pas pour celles qui font du 36, elles ont, comme les autres, une liste longue comme le bras de choses dont elles sont insatisfaites concernant leur physique. Tout ceci pour la bonne raison qu’il n’y a aucun avantage économique à ce que les femmes se sentent bien dans leur peau et dans leurs corps. Qu’est-ce qu’on pourrait bien nous vendre comme conneries si on était toutes hyper heureuses de notre apparence physique ? Si on ne nous filait pas l’angoisse et l’interdiction de vieillir ? Si on ne nous disait pas « hey les vergetures c’est moche, tenez, achetez donc cette crème » ?

Ces quelques lignes pour dire que ce n’est pas parce qu’on est mince qu’on aime s’habiller avec des slims ni que ça nous va. En 2016, j’avais écrit un article à ce sujet dans lequel je parlais de mon choix de ne plus acheter de pantalons trop serrés. Quelque temps auparavant, j’avais également trié mon armoire avec la méthode de Marie Kondo et j’avais jeté tous ceux dans lesquels je n’étais pas confortable. Deux ans et demi plus tard, mon armoire n’est plus que composée de pantalons faits de matières volatiles et légères dans lesquels je me sens bien, dans lesquels je peux respirer et dans lesquels le sang de mes jambes arrive à circuler. Le bonheur.

HAUTS TALONS

Les hauts talons, cet instrument de torture qui nous freine dans nos mouvements. Je sais qu’il y a des femmes qui se sentent parfaitement à l’aise perchées là-haut, et franchement elles ont de la chance. De mon côté, je n’y vois aujourd’hui qu’un outil pour nous empêcher de nous mouvoir correctement. Alors oui, c’est très beau, ça fait de longues jambes, c’est élégant, ça habille parfaitement une jolie tenue. Mais c’est tellement contraignant et douloureux ! Qui a eu l’idée d’inventer de pareilles chaussures ?

Quand je me déplace en ville, j’aime pouvoir marcher au rythme qui me convient, j’aime pouvoir faire un pas devant l’autre sans réfléchir et d’une manière détendue. Dès que j’enfile une paire de talons, je me sens instantanément freinée. J’avance péniblement et je vois que je n’arrive pas à atteindre ma vitesse habituelle. Je crois que l’on peut dire qu’il est difficile de marcher aussi vite en talons qu’en baskets (certaines y arrivent probablement et vous avez toute mon admiration).

J’ai décidé, comme pour la plupart des articles évoqués dans ce texte, de ne plus porter de hauts talons, quelle que soit l’occasion. Dorénavant, je vais à des mariages en Converse blanches ou avec de jolies sandales. Je porte presque exclusivement des baskets et si elles sont bien propres, j’aime le style décontracté mais soigné qu’elles donnent à un look. Je porte, de temps en temps, des semelles compensées qui ont l’avantage de ne pas entraver la marche tout en étant confortables. Comme pour les pantalons, j’ai jeté tous les talons qu’il restait dans mon armoire et je n’ai aujourd’hui plus que des chaussures plates.

Pour conclure, habillez-vous comme VOUS en avez envie. Si vous êtes dans une période de questionnement vestimentaire, vous pouvez, si vous le souhaitez, réfléchir à toutes ces injonctions qui nous poussent, nous les femmes, à nous habiller de telle ou telle manière et qui nous obligent à porter des choses inconfortables juste pour « faire joli ». Peut-être, qu’ensuite, vous parviendrez à vous détacher petit à petit de quelques accessoires ou vêtements dans lesquels vous n’êtes pas bien. Le plus important, c’est que vous vous sentiez à l’aise dans vos tenues. Et je sais que vous avez toutes les cartes en main pour trouver le style qui vous convient le mieux.

Love sur vous & aimez-vous ♥

Mes meilleures séries Netflix #6

Les séries ont toujours fait partie de mon quotidien. J’ai grandi avec leurs personnages féminins auxquels je me suis identifiée à tous les âges de ma vie. Hélène dans Hélène et les garçons, Loïs dans Loïs et Clark, Phoebe et Rachel dans Friends, Phoebe et Paige dans Charmed, Ally McBeal, toutes les femmes de Desperate Housewives et de Sex and the City. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le blog s’appelle Ally Bing, c’est un pseudo que j’avais inventé en contractant Ally McBeal et Chandler Bing quand j’avais 15 ans. J’aime les séries car on y trouve des réponses aux questions que l’on peut se poser dans la vie, j’aime suivre les existences des personnages sur de longues années pour voir comment ils évoluent, à quelles problématiques ils font face, comment ils s’en sortent, quels enseignements ils en tirent. J’ai vu et revu ces séries et j’aime découvrir à quel point je les comprends différemment selon l’âge que j’ai et les évènements que je vis au moment où je les regarde. J’ai en tête tout plein de citations qui sont restées dans ma mémoire depuis le jour où je les ai entendues dans l’un ou l’autre des épisodes ; elles m’aident et m’ont aidé à différentes périodes de ma vie. Tout ça, pour moi, c’est la magie des séries, et c’est pour ça que j’adore en regarder.

Je vous propose donc une nouvelle petite fournée de mes dernières découvertes sur Netflix. J’espère que ces prochaines lignes sauront vous donner envie !

MARCELLA

Résumé : La série commence par cette scène : Marcella est recroquevillée dans sa baignoire, il y a du sang sur son corps et les murs de la salle de bain. Elle est blessée au visage et aux mains. Elle semble confuse et perdue. Fin de la scène, retour en arrière, nous voici transportés douze jours auparavant. Marcella est dans un taxi, elle pleure. Elle appelle son mari et on comprend qu’ils étaient ensemble au restaurant quelques instants plus tôt et qu’il lui a annoncé qu’il souhaitait divorcer. Le lendemain matin, Marcella est réveillée par un officier de police qui sonne à sa porte. Il désire l’interroger au sujet d’un tueur en série sur lequel elle a travaillé il y a plusieurs années, lorsqu’elle était inspectrice. En effet, ce dernier semble avoir repris du service. Marcella demande alors à réintégrer la police pour enquêter avec eux et retrouver ce serial killer.

Mon avis : J’ai été conquise dès les premières minutes de la série car il y a tout de suite du suspense. Il y a plusieurs histoires qui s’entremêlent. L’enquête policière, la séparation avec son mari qui semble être un homme bien étrange, la vie personnelle et familiale de Marcella. Les deux saisons sont de très bonne qualité et les intrigues bien ficelées jusqu’au bout. J’ai beaucoup aimé Marcella qui est une femme forte, brillante et intelligente. Elle ne fait pas toujours les bons choix, elle a ses forces et ses faiblesses et c’est ce qui la rend si intéressante et attachante. C’est une très bonne série policière que je vous conseille bien volontiers.

Format : 2 saisons de 8 épisodes de 45mn

Note : 5/5

YOU

Résumé : Joe est libraire et possède son propre magasin à New York. Beck est étudiante et rêve de devenir écrivaine. Alors qu’elle se rend dans la librairie de Joe, il tombe littéralement sous son charme et devient complètement obsédé par elle. Il va commencer à la suivre, à l’espionner et tout faire pour entrer dans sa vie. Évidemment, il va parvenir à ses fins et nous serons les spectateurs.ices de cet « amour » naissant. Mais attention, rien n’est simple avec un psychopathe.

Mon avis : You n’est pas une histoire d’amour ni un « coup de foudre qui tourne à l’obsession », comme le dit le résumé de la série. You, c’est plutôt l’histoire d’un mec complètement dérangé qui choisit une femme qui lui plaît pour l’espionner et la manipuler dans le seul but de parvenir à ses fins : la posséder. Une fois ce contexte posé, je dois dire que j’ai beaucoup aimé cette série qui est très addictive. Beck est attachante et étrange à la fois, et c’est pareil pour Joe. Ils jouent tous deux un double jeu et c’est aussi ça qui les rend intéressants. Les personnages secondaires sont bien développés et possèdent chacun leur propre histoire. On suit les aventures des amies de Beck et celles du petit garçon qui vit sur le même palier que Joe et dont la mère est toxicomane. Un bémol à relever : il y a plusieurs situations qui ne sont pas très crédibles mais je vous laisse vous faire votre propre avis là-dessus. Si vous avez le temps cette semaine, regardez cette série qui vaut vraiment la peine d’être découverte.

Format : 1 saison de 10 épisodes de 45mn

Note : 4,5/5

BODYGUARD

Résumé : Bodyguard raconte l’histoire d’un ancien militaire de guerre, David Budd, qui devient le garde du corps de la nouvelle Secrétaire d’État, Julia Montague. Bien vite, ces deux personnages vont se rapprocher et devenir amants. Mais David méprise la politique menée par Julia et cette dernière a beaucoup d’ennemis. Sur un fond d’attaques terroristes à Londres, nous allons suivre leur quotidien et découvrir un système bien plus complexe qui œuvre contre eux.

Mon avis : J’ai apprécié cette série qui se découpe, selon moi, en trois parties (que je ne vais pas vous révéler pour ne pas vous spoiler). Il y a de nouveaux éléments très régulièrement et on ne s’ennuie ainsi pas un seul instant. J’ai trouvé intéressant de voir leur relation évoluer et passer de professionnelle à personnelle et je crois que c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à les aimer un peu plus. En effet, durant les premiers épisodes, j’ai eu du mal avec ces deux personnages qui ne sont pas particulièrement sympas ni attachants. Je les trouvais même très froids. Mais l’intrigue et l’enchaînement des rebondissements en font une très bonne série qui se laisse regarder avec plaisir.

Format : 1 saison de 6 épisodes de 57mn

Note : 4/5

Et vous, quel est votre rapport aux séries ?
Avez-vous vu les séries de cette sélection ? Les avez-appréciées ?

 

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