Pumpkin Autumn Challenge | Mes lectures d’automne

Peut-être en avez-vous déjà entendu parler sur les blogs littéraires ou sur les réseaux sociaux : il y a des challenges de lecture organisés en fonction des saisons. Le but est de lire des ouvrages en lien avec les catégories prédéfinies (vous pouvez les retrouver sur le blog de Guimause, l’organisatrice). C’est en 2018 que j’ai participé pour la première fois à ce type d’aventure en rejoignant le Cold Winter Challenge. J’avais adoré cette expérience et découvert plein de très bons romans.

C’est pourquoi cette année je me lance dans le Pumpkin Autum Challenge. J’ai choisi quelques sous-catégories qui m’inspiraient et j’ai sélectionné des livres que j’avais envie de lire jusqu’à la fin du mois de novembre. Je ne sais pas si je parviendrai à tout finir, mais le but est de m’amuser tout en lisant des histoires liées à l’automne.

Je partage ci-dessous ma pile à lire pour ce challenge. Elle pourra vous donner quelques idées de lectures automnales si cela vous tente ! Je me réjouis particulièrement de lire le roman d’Eveline Hasler, une autrice suisse qui raconte l’histoire vraie d’Anna Göldin, la dernière sorcière condamnée à mort en Suisse. Il y a aussi des récits qui promettent de donner la chair de poule, des thrillers, des intrigues, des histoires de sorcières et d’autres dans la forêt. Tout ce qui me plaît !

Si cela vous intéresse, venez rejoindre le groupe Facebook du challenge. On y partage avec les autres participant.e.s nos piles à lire ainsi que nos avis de lecture. C’est très chouette !

De mon côté, je suis vraiment ravie d’être entrée dans l’automne. J’ai acheté de nouvelles chaussettes toutes douces, j’ai fait un stock de thé chai et j’ai ressorti ma recette des cinnamon rolls. Chaque soir, j’allume quelques bougies en même temps que mon petit feu Netflix et je lis à la lueur de ces douces lumières. Une de mes périodes préférées de l’année !

Bel automne à vous !

Thriller, policier, historique, trahison, horreur, épouvante 

L’accusé du Ross-Shire de Graeme Macrae Burnet

Comme je pars une semaine dans les Highlands au début du mois d’octobre, j’avais envie de lire un roman qui se déroule en Écosse. J’ai trouvé celui-ci qui a l’air plutôt pas mal – et il se déroule dans la région où je vais ! J’ai déjà hâte de le dévorer au coin de mon feu. Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, un horrible triple meurtre dans un petit village reculé des Highlands mène à l’arrestation du jeune Roderick Macrae, âgé de 17 ans. A la demande de son avocat, il rédige des « mémoires » relatant les meurtres, qui constituent la seule véritable preuve contre lui. Mais c’est aux esprits juridiques et psychiatriques de l’époque de découvrir les raisons de cet acte d’une violence extrême. Etait-il fou ? Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé ? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté retranchée.

La cage dorée de Camilla Läckberg

Un mari parfait, une fille adorable et un appartement de luxe dans l’un des quartiers les plus chics de Stockholm, Faye semble tout avoir. Mais de sombres souvenirs de son enfance à Fjällbacka la hantent et elle se sent chaque jour un peu plus prisonnière d’une cage dorée. La femme forte et ambitieuse qu’elle était autrefois a tout abandonné pour Jack. Lorsqu’il la trahit, son univers s’effondre. Du jour au lendemain, elle se retrouve sans rien. D’abord complètement anéantie, elle décide de rendre coup pour coup et se met à échafauder une vengeance impitoyable.

Hypnose de Peter James

Lorsque Charley voit la maison de ses rêves pour la première fois, c’est comme si elle l’avait toujours connue. Il lui semble même y avoir déjà vécu. Et lorsqu’elle y emménage avec son mari, son impression de déjà-vu se confirme. La voilà hantée par les sinistres souvenirs d’une vie antérieure. Des souvenirs si terrifiants que Charley décide d’entamer des séances d’hypnoses pour tenir à distance ces visions d’horreur. Malheur à celui qui s’aventure dans le passé…

La maison hantée de Shirley Jackson

C’est le livre qui a inspiré The Haunting of Hill House, la série Netflix. J’en avais commencé la lecture l’an dernier mais n’avais pas poursuivi. Cette année, je compte m’y atteler jusqu’au bout. Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n’est plus habitée par ses propriétaires. On la dit hantée. Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. C’est ainsi qu’Eleanor arrive à Hill House avec se compagnons. L’expérience peut commencer. Mais derrière les murs biscornus, les fantômes de la maison veillent et les cauchemars se profilent…

Conte, sorcières, cocooning

Les contes macabres d’Edgar Allan Poe

C’est un recueil de six histoires écrites par Edgar Allan Poe et illustrées par Benjamin Lacombe. L’ouvrage est magnifique, je me réjouis de me plonger dans ces contes mystérieux.

Anna Göldin, dernière sorcière d’Eveline Hasler

Anna Göldin, issue d’une famille pauvre, est née à Sennwald en 1734 et travaillé au service d’un médecin bourgeois de Glaris. On l’accuse d’avoir ensorcelé sa deuxième fille et de magie noire. Soumise à un immonde procès, elle fut condamnée à la décapitation par la hache. Ce fut la dernière condamnation à mort d’une sorcière en Suisse (1782). Fondé sur une enquête sérieuse, ce livre nous propose une fresque saisissante de la vie et des croyances d’une population marquée par la superstition moyenâgeuse.

La saga des sorcières d’Anne Rice

Sous le porche d’une vieille demeure de La Nouvelle-Orléans, une femme se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu’on lui a retiré sa fille Rowan. Un homme observe Deirdre, comme d’autres avant lui ont secrètement surveillé la famille Mayfair. De génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs.

Féminisme, nature writing

La Dame du manoir de Wildfell Hall d’Anne Brontë

L’arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur. Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham. Quel drame s’obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?

Dans la forêt de Jean Hegland

Neil et Eva, 17 et 18 ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, remplie d’inépuisables richesses.

Le Grand Jeu de Céline Minard

Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d’un massif montagneux, une femme s’isole de ses semblables pour tenter de réponse à une question simple : comment vivre ? Outre la solitude, elle s’impose un entraînement physique et spirituel intense, où longues marches, activités de survie, slackline et musique vont de pair avec la rédaction d’un journal de bord. Mais la présence d’une ermite surgie de la roche et du vent, sur ces montagnes désolées, bouleversera ses plans et changera ses résolutions.

Que pensez-vous des challenge en lien avec les saisons ? Est-ce que cela vous donne envie d’y participer ? Quelles sont vos lectures du moment ?

Favoris culture #8

La dernière édition de mes favoris culture date d’il y a plusieurs mois (février pour tout vous dire), il était donc temps de proposer une nouvelle fournée de lectures, séries, films et podcasts à vous mettre sous la dent et dans les oreilles.

Une vague fraîche est arrivée, serait-ce déjà la fin de l’été ? En tout cas, j’accueille joyeusement l’automne, le retour du plaid et des pulls et je me réjouis déjà de toutes les bonnes choses qui accompagnent cette belle saison. J’espère que vous arrivez vous aussi à y trouver un peu de douceur.

Vous l’aurez remarqué, je publie un peu moins sur le blog. Non pas que l’envie et la motivation me soient passées. Simplement, j’écris ailleurs. Est-ce que cela donnera quelque chose, je n’en sais rien, mais quoiqu’il en soit, j’essaie, et on verra bien.

Dernière petite chose : si mes suggestions vous plaisent, n’hésitez pas à parcourir les anciennes éditions de mes favoris pour faire le plein d’inspiration. Bonnes découvertes !

LIVRES 

Cette année, je me suis dit que j’aimerais bien lire un livre par semaine. C’est un objectif sans pression aucune, c’est davantage pour m’amuser et m’encourager à lire. J’ai créé un profil sur Goodread, une sorte de réseau social pour les lecteurs.ices. Sur votre page, vous avez trois étagères virtuelles sur lesquelles vous pouvez placer vos livres : A lire, En cours de lecture et Lus. C’est très pratique pour ne pas oublier les ouvrages qu’on vous conseille ainsi que pour lister vos précédentes lectures. Il est également possible de définir un challenge pour l’année en cours avec le nombre de livres que vous aimeriez lire. N’hésitez pas à m’ajouter afin que l’on se suive !

Après mes différentes lectures de nature writing et notamment Into the Wild dont le livre et le film m’ont fascinés, j’ai découvert Le dernier ermite de Michael Finkel. Il y raconte l’histoire vraie de Christopher Knight, un homme qui a vécu seul dans la forêt durant 27 ans (!) sans aucun contact humain (sauf à deux très brèves reprises). Il s’était créé un campement à l’abri des regards et avait élaboré une technique pour marcher sans laisser de trace afin que personne ne puisse arriver jusqu’à son habitat. Je ne vous en dis pas plus, mais c’est une histoire passionnante qui a bien alimenté mon rêve de partir vivre un jour au milieu de la forêt, probablement dans les Highlands en Écosse – sauf que j’espère vivre dans une jolie maison et non pas sous une tente haha.

Un de mes livres préférés de cette année : L’empreinte d’Alexandria Marzano-Lesnevich. Alors que l’autrice est étudiante en droit, elle prend connaissance d’une affaire qui va bouleverser toutes ses convictions. Parallèlement à l’histoire de l’accusé qu’elle retrace en détail depuis l’enfance, elle raconte sa propre vie et on découvre les liens qu’il y a entre leurs deux existences. On plonge dans un monde défavorisé rempli de drames d’un côté et dans un monde financièrement plus à l’aise et plus bourgeois de l’autre, mais on s’aperçoit bien vite que les problématiques sont finalement les mêmes partout.

J’en avais déjà parlé il y a une année, je lis depuis janvier 2019 une saga qui est aujourd’hui composée de six romans. Si vous aimez les longues histoires où l’on suit les personnages sur plusieurs années, celle des Neshov est faite pour vous. Un secret de famille, quatre frères, une nièce et une ferme. Le tout se passe à Trondheim en Norvège, et c’est super bien. J’ai lu le cinquième tome durant l’été et je suis en train de lire le sixième.

Deux ouvrages féministes ont été sources de nouvelles réflexions et déconstructions, il s’agit de Ma vie sur la route de Gloria Steinem et Le pouvoir de la colère des femmes de Soraya Chemaly. Le premier est une autobiographie dans laquelle Gloria Steinem, une grande féministe américaine, raconte les différentes périodes de son existence et les combats qu’elle a menés au cours de sa vie. J’y ai appris plein de choses sur le féminisme de la deuxième vague, sur la manière dont s’est organisée la diffusion de la parole féministe à partir des années 60 mais aussi sur l’importance de se battre aux côtés des différentes tribus (comme les Cherokees) pour la préservation de leurs droits et de leurs territoires. Un ouvrage passionnant et riche en informations. Soraya Chemaly quant à elle s’intéresse à la colère des femmes et montre comment ce sentiment nous a été confisqué. Bien souvent, les femmes pleurent plutôt que de se mettre en colère, et c’est un problème. En effet, la colère donne de l’énergie et permet d’agir pour changer la situation, alors que les pleurs amènent plutôt à l’abattement et à l’inaction. Elle encourage les femmes à se ressaisir de la colère et à en faire bon usage. Par ailleurs, elle relate plusieurs études et chiffres pour démontrer les injustices que subissent les femmes dans la société patriarcale et cela a pour effet de bien mettre en colère les lecteurs.ices !

J’ai lu tous les livres des Saphia Azzeddine et je garde de chacun un excellent souvenir. Ce sont des petits bonbons qui se savourent d’une traite avec des personnages attachants, forts, réfléchis et plein de convictions. Cet été, j’ai lu Bilqiss qui raconte l’histoire d’une jeune femme vivant dans un pays où la charia est appliquée. Elle est condamnée à mort pour avoir osé faire l’appel à la prière. Elle se battra tout au long de son procès contre la bêtise de ces hommes qui utilisent la religion pour détester les femmes. C’est très puissant et j’ai adoré. Dans Sa mère, on rencontre Marie-Adélaïde, une jeune femme née sous X qui ne sait pas bien ce qu’elle veut faire de sa vie. Après un passage en prison, elle travaille au sein d’une chaîne de boulangerie. Elle est révoltée et en colère et le destin lui réserve bien des surprises. Un très bon roman.

L’une de mes autrices préférées, Elena Ferrante, a sorti son dernier roman il y a quelques semaines : La vie mensongère des adultes. On y retrouve les thèmes chers à cette écrivaine tels que l’amitié entre jeunes filles / femmes, l’adolescence, les rivalités entre humains, le tout prenant place dans cette belle mais difficile ville de Naples. On y suit l’histoire de Giovanna qui est la fille unique d’un couple de professeurs. Si tout semble bien se passer, le vernis s’écaille rapidement. Giovanna entend son père la comparer à sa sœur Vittoria à laquelle il ne parle plus depuis des années. Giovanna va alors s’intéresser davantage à sa tante et demander à faire sa connaissance. Un roman qui aborde l’adolescence et les relations parents-enfant. J’ai beaucoup aimé.

Je termine avec deux bandes dessinées que je vous recommande pour leur drôlerie et leur finesse. Culottées – Volume 2 de Pénélope Bagieu, dans laquelle elle raconte les existences et accomplissements de femmes extraordinaires que l’histoire a effacées puis Les Cahiers d’Esther, histoires de mes 13 ans de Riad Sattouf dans laquelle on suit les aventures d’une jeune fille de 13 ans (les tomes précédents racontent ses 10 ans, 11 ans et 12 ans – je les ai tous lus et ils sont excellents (c’est d’ailleurs une bonne idée cadeau à faire à son/sa filleul.e et enfant de son entourage)).

SÉRIES / DOCUMENTAIRES

J’ai fait plein de belles découvertes sur Netflix ces derniers mois. Pour commencer, Stateless m’a bouleversée. L’histoire se déroule dans une sorte de camp d’accueil pour réfugié.e.s en Australie, où les demandeurs.euses de visa sont placé.e.s le temps de la procédure. Mais le temps de la décision est si long que certaines personnes y restent des années, sans savoir si elles seront expulsées ou acceptées. La lumière a été faite sur les conditions dans lesquelles sont traité.e.s ces migrant.es car une australienne s’y est retrouvée enfermée par erreur. Cette série met en exergue l’humanité en chacun de nous et nous montre que nous sommes toutes et tous pareil.les. Certains.es d’entre nous ont simplement eu la chance de naître dans un pays où ils.elles ne seront pas persécutées et ne devront pas fuir pour rester en vie. Une vraie claque.

Dans un registre complètement différent, j’ai bien aimé The English Game qui retrace l’histoire du football au Royaume-Uni. J’y ai appris qu’à l’origine, ce sport n’était pratiqué que par une élite de gentlemen fortunés. Lorsque les classes ouvrières se mettent aussi à y jouer, cela provoque des dissensions et des remous. On y voit les premiers joueurs rémunérés, la création de certaines règles, les premiers transferts. J’avais peur que cela ne parle que de foot et de mecs en short mais c’est bien plus que ça. C’est une histoire de lutte des classes et la volonté de certains groupes dominants de céder une partie de leurs privilèges. Parallèlement à cela, les femmes occupent une place intéressante dans l’histoire. Elles ont des choses à dire et on les écoute, et cela rend la série d’autant plus réussie.

Comme c’est bientôt l’automne, je vous conseille Virgin River qui me semble parfaite pour cette saison. C’est l’histoire de Mel, une infirmière qui quitte sa vie à Los Angeles suite à des événements difficiles dans sa vie. Elle accepte un nouveau poste auprès d’un médecin dans un petit village perdu du nom de Virgin River. Les personnages sont attachants et on découvre qu’ils ont tous des secrets qu’ils essaient de cacher. Les paysages et la nature sont magnifiques. Vivement la saison 2.

En six épisodes, La terre la nuit est un documentaire qui nous emmène découvrir ce qu’il se passe sur terre.. la nuit ! Grâce à des caméras spéciales, ils ont réussi à capturer des évènements qui n’avaient jamais pu être observés de nuit. On parcourt le globe, de la savane à l’arctique pour observer comment les animaux vivent lorsque le soleil est couché. La qualité est incroyable, c’est passionnant et magnifique ! N’hésitez pas à regarder le making-of si cela vous a plu, il est tout autant chouette.

Beaucoup moins enchanteur et franchement effrayant, j’ai regardé Cambridge Analytica qui retrace l’histoire de cette entreprise anglaise qui avait fait scandale il y a quelques années. Le documentaire nous montre comment ils se sont servis de données psychologiques d’utilisateurs.ices de Facebook pour influencer les élections et les votations dans de nombreux pays (dont le Brexit et Trump par exemple). C’est glaçant et j’ai très peur pour nos démocraties avec des outils pareils entre les mains de gens malveillants.

Pendant le confinement, j’ai regardé Miss Americana, un documentaire consacré à Taylor Swift sur Netflix. Il retrace l’histoire depuis le début de sa carrière jusqu’à aujourd’hui et montre les étapes et épreuves par lesquelles elle est passée (comment c’est de se construire sous les yeux du monde, le rapport à son corps, combien les médias l’ont descendue, comment le procès qu’elle a intenté pour une agression sexuelle l’a faite avancer). J’ai adoré voir le processus d’écriture de ses chansons et comment elles prennent gentiment vie dans son studio. On y voit aussi son évolution et ses différentes prises de conscience. A un moment donné, elle en a eu marre de toujours devoir se taire et sourire, et c’est à ce moment qu’elle a décidé de prendre position politiquement et de s’engager pour les causes qu’elle défend. J’aimais beaucoup Taylor Swift avant mais je l’aime encore plus après ce documentaire. Je l’ai trouvée hyper touchante, forte et puissante.

Avant-dernière suggestion, j’ai adoré Little Fires Everywhere sur Amazon Prime avec Reese Whiterspoon et Kerry Washington. C’est l’histoire de deux mères de famille, l’une bourgeoise et blanche, l’autre artiste et noire, et de leurs enfants. La série commence par une scène où la maison du personnage de Reese Whiterspoon est en feu, et on va dérouler le fil depuis le début pour savoir comment ils en sont arrivés là. Plein de thèmes sont abordés : le racisme, le classisme, les normes sociales, la pression à ne pas être différent.e. Cette série est une petite pépite qui vaut vraiment le coup d’être regardée !

Ajoutée dernièrement sur Prime, je me régale à revoir l’intégrale de Desperate Housewives dont j’enchaîne les épisodes plus vite que mon ombre. Même s’il y a pas mal de trucs qui ont mal vieilli, ou du moins que j’analyse avec un autre regard aujourd’hui, cela restera vraiment une de mes séries préférées. Des personnages qui évoluent ensemble, qui se fâchent et qui se réconcilient, qui se font des sales coups sans que cela n’impacte durablement l’amour et l’amitié qu’ils se portent, je pense que c’est comme ça que je décrirais cette série. Je la trouve drôle et touchante à la fois, j’ai la larmiche quelques secondes par épisode avant de rigoler aux éclats à nouveau. Une vraie bonne série doudou qui fait du bien.

PODCASTS

Celles et ceux qui me suivent sur Instagram l’ont peut-être vu, j’ai développé une nouvelle passion pendant le confinement : la sorcellerie et tout ce qui a trait aux sorcières. J’ai donc particulièrement aimé le documentaire de La Poudre intitulé L’Antidote qui donne la parole à plusieurs sorcières contemporaines. C’est un épisode riche en informations et vraiment passionnant, une bonne initiation si c’est un sujet qui vous intrigue. Sur le même thème, j’ai adoré les quatre épisodes de La Série Documentaire consacrés aux sorcières. Dans le premier, on y apprend ce qu’a réellement été la chasse aux sorcières (ndlr : toutes les femmes qui ne correspondaient pas aux standards de l’époque ont été exterminées mais on pourrait dire en d’autres termes que c’était une immense vague de haine des femmes qui a conduit à des féminicides de masse). Dans les épisodes suivants, on nous présente la sorcellerie, des figures de sorcières ainsi que le lien entre sorcellerie, nature et féminisme. Ultra intéressant.

Un autre épisode de La Poudre intitulé Fashion Révolution pour parler des conséquences de la fast-fashion sur les salariées et l’écologie. Lauren Bastide tend son micro à quatre femmes engagées pour une industrie de la mode plus respectueuse de l’environnement et des droits humains. Il m’a permis d’ouvrir encore plus les yeux sur les conditions dans lesquelles sont produits nos vêtements. Déconstruire son rapport à la mode et aux fringues est un long chemin, je ne sais pas si j’y arriverai un jour mais je crois qu’il est important de connaître les conséquences de nos achats, même si cela peut être douloureux et que l’on n’a pas forcément les clés ni les ressources financières pour faire autrement.

J’apprécie beaucoup les podcasts de Louie Media et il y a deux épisodes que je voulais partager : celui de Travail en cours consacré au fait de faire le deuil de son travail idéal. Je pense que cela peut concerner et aider beaucoup de monde. Puis celui sur la solitude d’Emotions dans lequel on y apprend pourquoi il est bien de l’accueillir tout en questionnant pourquoi elle est si peu valorisée dans nos sociétés.

Deux épisodes des Couilles sur la table m’ont plu (même si je ne parle que de ces deux : il faut TOUS les écouter haha) : Le patriarcat contre la planète, qui montre les liens entre le patriarcat et la crise écologique que nous traversons, et Le patrimoine, enjeu capital, dans lequel est abordé la question des richesses. Pourquoi les hommes sont-ils plus riches que les femmes et pourquoi il est important de parler d’argent dans son couple. Très très intéressant.

Si vous êtes amateurs.ices de récits qui font peur, je vous conseille Nuit Blanche, un podcast de la RTS. A chaque pleine lune, un épisode avec une histoire vraie, étrange est mystérieuse est racontée. De quoi se faire des frissons une fois par mois !

Pour terminer, un petit podcast d’une heure intitulé Qui est Miss Paddle ? On y suit l’histoire vraie ou « romancée » de Judith Duportail, l’autrice du livre L’amour sous algorithme. Elle y parle de réseaux sociaux, de relation toxique, de nice guy et d’emprise. Vraiment chouette !

Bonnes découvertes !

Et n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires 🙂