Que faire à Berlin ?

Après les fêtes de Noël, je suis partie pour une petite escapade de cinq jours à Berlin. J’y étais déjà allée en 2009 et en 2011 et, depuis ces visites, j’ai décidé que Berlin était ma ville préférée. Non pas pour sa beauté car, même s’il y a de très beaux monuments, les dommages de la guerre sont encore bien présents (le centre-ville a été détruit à 60/70%), mais pour son empreinte historique. Cette ville me fascine pour ce qu’elle a vécu, en passant de la deuxième guerre mondiale jusqu’à la chute du Mur de Berlin. Tant d’évènements dramatiques s’y sont déroulés ; les stigmates sont encore bien visibles, il suffit de se promener dans les rues pour en être témoin. Mais j’aime aussi cette ville pour plein d’autres raisons : ses grands espaces, ses larges rues, la place à disposition pour se déplacer (on ne ressent pas l’oppression que l’on peut rencontrer dans d’autres grandes villes), ses petits immeubles qui font que l’on voit toujours très bien le ciel, le calme qui règne, la gentillesse des berlinois.

Lors de mes précédents voyages, j’ai acheté des photos sous forme de cartes postales représentatives de l’histoire de Berlin que j’ai affichées dans chacun de mes appartements depuis 2011 pour avoir une petite part de cette ville chez moi. Aujourd’hui, elles sont dans ma cuisine sur le grillage de décoration au bout de la table. Je ne m’en lasse pas. Il y a bien sûr le soldat qui saute par-dessus les barbelés (voir ci-dessous), mais aussi des enfants jouant d’un côté du mur qui était accessible à Berlin-Ouest mais pas à l’Est. J’ai aussi une image de la maison que l’on voit plus bas où il est inscrit « Dieses Haus stand früher in einem anderen Land ». Je suis tombée sur cette façade tout à fait par hasard lors d’une promenade, à quelques minutes de l’appartement. J’en fus toute émue de la voir en vrai sans m’y attendre ! Je trouve le message si puissant.

Nous avons ainsi célébré le Nouvel An à Berlin et ce fut une expérience très étonnante mais sympa. Les berlinois ont pour coutume de faire des feux d’artifice toute la journée et la nuit du 31 décembre. A 23h15, nous nous sommes arrêtées à la Potsdamer Platz et avons passé une heure dans la rue à regarder le spectacle ; les gens autour de nous faisaient péter leurs feux sans discontinuer (il y a également des feux officiels et une grande manifestation à la Porte de Brandebourg mais c’était bien trop peuplé pour que l’on puisse s’y rendre). Nous fûmes vraiment surprises de tous ces feux lancés par des particuliers en plein centre-ville au milieu des immeubles. On a trouvé que c’était assez dangereux car ils partent littéralement du milieu du trottoir et sont souvent lancés par des gens ivres. Par moment, j’avais l’impression d’être en pleine guerre tant ça pétait partout. Mais c’était définitivement une très belle ambiance et nous avons beaucoup rigolé. Vers minuit et demi, nous sommes parties en boîte. Nous avions pris des prélocations au Maxxim

OÙ LOGER ?

Nous avons logé dans un appartement trouvé sur Airbnb dans le quartier de Mitte, le long de BrunnenStrasse. Mitte nous semblait être l’emplacement idéal pour ce que nous avions prévu, bien centré et avec la possibilité de rejoindre la plupart des lieux à pied.

Lors de mes deux précédents voyages, avec mes copines, nous avions dormi dans une auberge de jeunesse joliment nommée Three Little Pigs, très sympa et propre. Il y a des chambres double avec salle-de-bain privative ou des chambres à 4 lits et plus. Je me souviens d’un bon et copieux petit-déjeuner qui coûtait 5 euros en 2011, mais je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui. Elle se situe non loin de Potsdamer Platz.

Il y a également un très large choix d’appartements et d’hôtels sur Booking (ce lien vous emmène directement sur les logements de la ville de Berlin).

QUE VISITER ?

L’un de mes musées préférés de Berlin. Situé à Checkpoint Charlie, il a la particularité d’être petit mais très dense. On y trouve des textes et des images sur tous les murs, du sol au plafond. Il faut quelques minutes pour s’immerger mais dès que l’on commence à lire, on est emporté par toutes les histoires exposées. L’ingéniosité humaine m’a vraiment frappée à la lecture de toutes les techniques imaginées par les femmes et les hommes pour parvenir à traverser le mur. Il y a également ces récits plus tragiques où des parents ont été séparés de leurs enfants et où des personnes de la même famille n’ont plus pu se voir de 1961 à 1989. Si vous ne deviez faire qu’un musée à Berlin, je vous conseillerais celui-ci !

♦ CHECKPOINT CHARLIE

Probablement l’endroit le plus touristique de Berlin. Checkpoint Charlie était à l’origine l’un des postes-frontières entre le secteur américain (RFA) et soviétique (RDA). Aujourd’hui, on y trouve des figurants jouant le rôle de gardes-frontières avec lesquels vous pouvez vous prendre en photo en l’échange d’un ou deux euros. La place a également été envahie par des enseignes américaines telles que McDonald’s ou KFC (d’ailleurs, mention spéciale nullité au KFC qui a posé son enseigne juste à côté du panneau « Vous quittez le secteur américain ». Il est ainsi impossible de le photographier sans avoir le logo rouge dans le coin à droite). Checkpoint Charlie est un point où il est sympa de passer juste pour voir, mais profitez-en pour faire le musée du mur qui est situé à quelques mètres de là.

♦ Le DDR MUSEUM

Ce musée retrace la vie en RDA (côté Est de Berlin) de 1961 à 1989, soit pendant la période où le mur séparait la ville en deux. J’ai beaucoup apprécié ce musée, je m’y suis rendue à chacune de mes visites à Berlin. On y découvre l’organisation de la vie civile sous le régime communiste, les tickets de rationnement pour la nourriture et d’autres biens, la façon dont se déroulait la production industrielle, l’organisation du système scolaire. On peut même y voir un appartement complet avec une chambre d’enfant, une chambre d’adulte, une cuisine et un salon. C’est un musée très intéressant que je vous conseille vraiment.

En découvrant les objets du quotidien présentés ainsi que l’appartement témoin exposé, on se dit que le peuple en RDA vivait 50 ans en arrière, loin de tout progrès. S’il est vrai que le régime communiste ne favorise largement pas les avancées technologiques, il est important de garder à l’esprit qu’il faut comparer ce que l’on voit avec la situation chez nous ou à Berlin-Ouest en 1960-1990, et non pas avec notre situation actuelle, en 2018. Certes, cela nous semble désuet aujourd’hui, mais les parents de ma meilleure amie avec qui nous étions nous ont dit que les appartements, à ces époques-là, en Suisse et ailleurs, étaient tout à fait similaires à celui que l’on voit exposé.

TOPOGRAPHIE DES TERRORS

Il fait partie du top 3 de mes musées préférés à Berlin. C’est à cet endroit qu’était établi le siège et les quartiers généraux de la Gestapo et des SS de 1933 à 1945. Il retrace l’histoire de ces organisations et de l’institution de la terreur mais aussi la planification et l’exécution du crime organisé à cette époque. Une visite à faire absolument !

MÉMORIAL JUIF

Ce mémorial fut construit en 2003/2004 en hommage aux juifs assassinés d’Europe durant la deuxième Guerre mondiale. On peut y compter 2711 stèles de béton de tailles et grandeurs différentes. Plus l’on avance et plus l’on devient minuscule au milieu de ces blocs. Il est également possible de descendre au musée se trouvant sous cette place. S’y trouve l’ensemble des noms des juifs assassinés ainsi que des pièces dédiées à des thèmes spécifiques.

CAMP DE SACHSENHAUSEN

Lors de mes deux précédentes visites, je me suis rendue à l’ancien camp de Sachsenhausen, situé à un peu moins d’une heure de train de Berlin. Cet espace fut successivement un camp de concentration de 1933 à 1945, un camp soviétique de 1945 à 1950 et enfin un mémorial de 1961 à 1990 puis un musée dès 1993.

La visite commence dès la sortie du train où l’on marche sur des pavés, posés par d’anciens prisonniers, jusqu’à l’entrée du camp. Une fois arrivé à destination, on découvre les baraquements (ils ont été reconstruits car une grande partie du camp a été détruite). Le plus difficile est de lire les récits sur les plaques devant chaque pièce (toilettes, chambrées) où l’horreur et le traitement inhumain des prisonniers y est récité.

EAST SIDE GALLERY

Une très jolie balade le long de la Spree pour voir les derniers vestiges du mur. Il est presque entièrement recouvert de beaux graffitis colorés faits par des artistes. Les œuvres reprennent les thèmes de la liberté, de la tolérance et de l’ouverture.

♦ S’OFFRIR UNE VISITE A THÈME AVEC UNE GUIDE PRIVÉE

Au début du mois de décembre, Myriam, une française vivant à Berlin, m’a contacté afin de m’offrir l’une de ses visites guidées, dans le cas où je prévoyais un voyage dans cette ville. La coïncidence tombait à merveille et après avoir parcouru son site Berliner For A Day, j’ai ainsi choisi la visite intitulée Les secrets de Berlin. Le reste de mon petit groupe s’est joint à nous et nous avons ainsi parcouru le quartier de Mitte durant 2h30. Je n’avais jamais eu l’opportunité de découvrir une ville en compagnie d’une guide et je dois dire que l’expérience est vraiment très chouette et intéressante. Myriam nous a appris tant de choses sur la ville et la quartier et nous a montré tant de bâtiments différents en nous expliquant les différentes architectures, pourquoi elles étaient ainsi et ce qu’il s’était passé. Nous n’aurions jamais su ni vu le quart de ce qu’elle nous a fait découvrir. Grâce à ses informations, nous avons ensuite été plus attentifs aux différents éléments de la ville pendant la suite de notre séjour. Nous savions notamment reconnaître si nous étions dans Berlin-Ouest ou Berlin-Est (le tram ne se trouve que dans le quartier Est et les bâtiments de l’Est sont reconnaissables car reconstruits avec de grands blocs similaires qui étaient peu coûteux (photo 4 ci-dessous). La visite a débuté au Bunker de Berlin (photo 1) dont l’histoire est absolument surprenante ! Mais je ne vous en dis pas plus, n’hésitez pas à faire appel à Myriam pour découvrir les secrets du quartier de Mitte et de la ville en général, vous ne serez pas déçus !

OÙ MANGER ?

Berlin regorge de bonnes adresses et de lieux atypiques. Il est très facile d’y manger végétarien. Nous avons eu un grand choix à disposition dans l’ensemble des restaurants listés ci-dessous.

CHEN CHE

Un très bon restaurant vietnamien dans le quartier de Mitte qui nous a été conseillé par Myriam à la fin de la visite guidée. Situé au fond d’une cour intérieure, la déco et le charme de ce restaurant valent le détour, sans parler des plats qui sont vraiment délicieux ! (Photos 1, 2 et 3)

L’OSTERIA

Un super restaurant italien où nous sommes allés manger deux fois tant c’était bon. Les pizzas sont immenses mais suffisamment fines pour que l’on puisse les terminer, les salades et les plats de pâtes sont vraiment tous très réussis avec de belles saveurs. Je recommande vraiment un passage là-bas si vous êtes dans le coin. (Photo 4)

BUDDHA REPUBLIC

La configuration et la décoration de ce restaurant en font un lieu à découvrir. Une très longue table traverse toute la pièce en son milieu et participe à créer une ambiance très chaleureuse. Au plafond, des dizaines et des dizaines de lampes de toutes tailles et de toutes formes sont disposées pour illuminer le restaurant. On a l’impression d’entrer dans un conte des Mille et une nuits. Nous avons pris plusieurs plats que nous avons disposés au centre de la table pour partager. Une bonne adresse !

♦ PRINCESS CHEESECAKE

Nous sommes passés devant ce petit café tout à fait par hasard. Nous y avons fait un arrêt pour nous réchauffer et pour déguster l’un des cheesecakes avec un cappucino. La déco y est très cosy mais le nombre de places disponibles est assez restreint.

DON CAMILLO

Notre coup de cœur du séjour ! Nous avons mangé au Don Camillo pour la soirée du Nouvel An et ce fut un excellent moment. Avant chaque type de plat (entrée, primi (pâtes), secondi (plat principal), dessert), le serveur venait devant notre table avec son chariot et nous présentait l’ensemble des choix disponibles. Nous pouvions ainsi dire si l’on voulait un peu de ci, un peu de ça ou un mélange de tout. C’était absolument délicieux et on s’est régalés de l’entrée au dessert avec un très bon vin en accompagnement. Il y avait même une petite terrasse chauffée et couverte pour les fumeurs ainsi que des couvertures pour s’emmitoufler. Le personnel a été aux petits soins pour nous toute la soirée et je recommande vraiment cet endroit si vous passez par Berlin ! Il est certes un peu éloigné du centre mais le déplacement en vaut la chandelle. Vous vous rappellerez également de leurs immenses poivriers de plus d’un mètre de hauteur !

OÙ FAIRE DU SHOPPING ?

Nous n’avons pas fait beaucoup de shopping par manque d’envie (trop de monde dans les magasins). Cela dit, les grandes enseignes se trouvent sur les rues de Kurfürstendamm et de Tauentzienstrasse. Nous avions prévu d’aller au centre commercial Alexa mais la fermeture était prévue à 15h le jour du Nouvel An. Nous avons ainsi juste eu le temps de manger un morceau avant de devoir sortir.

Et vous, êtes-vous déjà allés à Berlin ? Est-ce une ville qui vous a plu ?

Ce que j’ai aimé au mois de décembre

On se retrouve avec une nouvelle édition de mes favoris culture. Cette rubrique a eu son petit succès lors de son lancement au mois de décembre et j’en suis ravie. J’adore découvrir de nouveaux contenus qui me font réfléchir ainsi que de nouvelles séries ou livres dans lesquels m’immerger. C’est donc un plaisir de partager avec vous mes trouvailles dans lesquelles vous pourrez vous plonger lorsque vous cherchez quelque chose de neuf à vous mettre sous la dent !

ARTICLES

Titiou Lecoq est journaliste. Elle a écrit le livre « Libérées. Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale » (j’en avais parlé sur ce post Instagram). J’ai également lu l’un de ses romans dernièrement et j’apprécie vraiment son style d’écriture, très fluide et très vrai. Si je vous parle d’elle, c’est pour évoquer son dernier article Meurtres conjugaux, deux ans de recensement et plus de 200 femmes tuées. Pour Libération, elle a recensé tous les meurtres conjugaux ayant lieu en France au cours des deux années précédentes. Elle passe aujourd’hui le relai à une consœur, l’occasion pour elle de dresser le bilan de ces 24 derniers mois. « Ce sont des hommes qui tuent des femmes parce qu’ils considèrent qu’elles doivent leur appartenir. Qu’elles n’ont pas le droit de partir, de tromper, de refuser, de crier, de reprocher, de faire la gueule, d’agir comme bon leur semble. Ils ne supportent pas qu’elles soient des personnes libres et indépendantes. Ils ne tuent jamais par amour. Ils ne tuent pas parce qu’ils aiment trop. Ils tuent pour posséder, et posséder ce n’est pas et ce ne sera jamais aimer. » Un article nécessaire pour réaliser à quel point le nombre de femmes tuées par leur conjoint est un problème. Un problème dont on ne parle pas.

J’ai découvert le blog de « La Toile d’Araignée » grâce à Martin Winckler qui a retweeté l’article suivant : Le gynéco patriarcat. Je l’ai lu d’une traite et j’ai tellement aimé son style d’écriture que j’ai lu plusieurs autres chroniques disponibles sur son blog. Dans ledit article, elle interroge la façon dont la gynécologie considère les femmes, et ce n’est franchement pas très joli à voir. Elle débute son texte en citant la polémique ayant eu lieu dernièrement où, lors du Congrès national des gynécologues en France, le premier PowerPoint montrait la citation suivante : Les femmes, c’est comme des juments, celles qui ont de grosses hanches ne sont pas les plus agréables à monter, mais c’est celles qui mettent bas le plus facilement ». Nice n’est-ce pas ? La Toile d’Araignée retrace ensuite l’histoire de la gynécologie du Moyen-Âge à nos jours et l’on découvre que les savoirs médicaux gynécologiques étaient initialement principalement détenus par des femmes. Pour résumer très grossièrement, on les a ensuite qualifiées de sorcières, elles ont été brûlées, et les médecins ont récupéré le monopole de ces savoirs, entraînant par la même occasion toutes sortes de violences diverses. Je vous laisse lire cet article passionnant et y apprendre ce que sont les violences gynécologiques, telles que le « point du mari » (que j’ai découvert avec effroi l’an dernier dans un podcast – le médecin recoud, après l’accouchement et sans en avertir la patiente, l’entrée du vagin de façon plus serrée pour le bon plaisir du mari, causant d’énormes souffrances lors de la cicatrisation) ou encore les touchers vaginaux sur des patientes endormies, entre autres joyeusetés. En voici un extrait : « Alors que les hommes ne vont montrer leurs parties génitales aux médecins qu’en cas de problème de santé, les femmes sont poussées à le faire régulièrement. Dans beaucoup de familles, la première consultation gynécologique est une sorte de rite de passage, perpétué par les mères et encouragé par les médecins, qui accompagnent leur fille, souvent dès les premières règles, chez son/sa propre gynéco. Il s’agit d’emmener une personne en bonne santé, encore mineure et donc soumise à l’autorité parentale, chez un-e inconnu-e qui aura accès à son intimité, regardera sa vulve (dehors et dedans !), touchera ses seins. Sorte de préparation à la culture patriarcale où le corps des femmes est dépossédé et devient propriété des hommes, de la médecine, de la société entière. »

La dernière suggestion de cette rubrique n’est pas un article mais une vidéo YouTube intitulée La vérité sur la téléréalité. Elle a été publiée par Morgane Anselme, une ancienne candidate de Secret Story. Elle y aborde l’envers du décor et détaille toutes les étapes, de son recrutement jusqu’à sa sortie de l’émission. Les méthodes utilisées par TF1 font froid dans le dos, je pense que l’on peut dire que c’est de la torture psychologique. Je vous en conseille vraiment le visionnage si cela vous intéresse !

LIVRES

En plein Winter Cold Challenge, j’ai terminé deux romans jusque-là : La terre des mensonges d’Anne B. Ragde et Esprit d’hiver de Laura Kasischke. Ces deux lectures m’ont plu. J’ai eu du mal à m’immerger dans le premier car le début est très lent. Mais dès la moitié du récit, l’histoire devient passionnante et il était difficile de décrocher. C’est une saga familiale en trois tomes qui raconte la vie des Neshov, une famille dont les membres sont très éloignés et n’ont pas grand chose en commun. Lorsque leur mère tombe malade, ils se réunissent tous dans la ferme familiale, et c’est là que tout devient intéressant ! Je me réjouis de lire les deux autres romans de cette trilogie.

Quant à Esprit d’hiver, un huis-clos entre une mère et sa fille le jour de Noël, il est lui aussi très lent et le récit ne décolle pas. L’autrice fait sans cesse des aller-retours entre le passé et le présent, et ça n’avance pas beaucoup. Cela dit, le dénouement vaut vraiment le détour et pour cette raison, je vous le conseille volontiers.

SÉRIES / FILMS

Juste avant les vacances, nous avons regardé le film Le Jeu. Le synopsis m’a directement donné envie de le voir. Au cours d’un souper entre amis est lancée l’idée de jouer à un jeu : tous les téléphones portables sont posés au milieu de la table. A chaque fois qu’une notification ou un appel survient, le propriétaire du téléphone a l’obligation de lire le message ou de répondre à l’appel, devant tout le monde. Sans surprise, cela tourne rapidement au désastre. On assiste à l’enchaînement des évènements et la situation se péjore de plus en plus. On finit même par être mal à l’aise devant son écran tant cela devient gênant. Un très bon film !

Nous avons commencé et terminé Bodyguard sur Netflix. Cette série britannique en six épisodes est vraiment très chouette et pleine de suspense. J’ai aimé la façon dont elle est construite, avec des nouveaux évènements et des rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie pas une minute. Elle raconte l’histoire d’un ancien militaire qui devient le garde rapproché de la Secrétaire d’État sur un fond d’attaques terroristes à Londres. Une série en pleine résonance avec l’actualité qui lui confère un réalisme très intéressant.

PODCASTS

J’ai particulièrement apprécié l’épisode d’Affaires sensibles consacré au génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda en 1994. J’ai appris énormément d’éléments dont je n’avais pas connaissance et j’ai été surprise de découvrir que ce génocide fut perpétré en l’espace de trois mois seulement et fit près d’un million de victimes. Dans un registre plus léger, j’ai beaucoup aimé l’épisode consacré à Lucie, le fantôme du château de Veauce. Frissons garantis !

Je recherche régulièrement de nouveaux podcasts à écouter et je dois dire que je n’en trouve pas énormément. Toutefois, j’ai été heureuse de découvrir le nouveau programme de Nouvelles Écoutes (le studio de production de La Poudre) qui s’intitule Primo, réalisé en collaboration avec Robert Laffont. Après un appel de manuscrits lancé au mois d’octobre, on suit les différentes étapes par lesquelles passent les éditeurs et éditrices pour sélectionner trois romans pour une primo publication. C’est un véritable plaisir d’être plongée dans les coulisses d’une maison d’édition.

MUSIQUE

Mon mois de décembre a été largement bercé par des chants de Noël. J’enclenchais ma petite playlist chaque soir en même temps que j’allumais quelques bougies. Saviez-vous que « All I Want For Christmas Is You » de Mariah Carey, sortie en 1994 et écrite par elle-même, revient chaque année dans le top des charts au moment de Noël ? Le 24 décembre 2018, elle a été écoutée 11 millions de fois sur Spotify, devenant la chanson la plus écoutée sur une journée sur cette plateforme.

J’ai également recommencé à écouter Leonard Cohen dont j’adore la voix grave et ténébreuse et ses mélodies douces et jazzy.

DIVERS

J’ai découvert le site FuturMe qui permet de s’envoyer une lettre à soi-même et qui arrivera tout droit dans votre boîte mail dans 1, 3 ou 5 ans. D’ici là, vous aurez probablement oublié ce que vous aviez écrit lorsque vous l’avez rédigée ! Je trouve le concept super chouette. Qu’aimeriez-vous dire à votre futur vous ? Comment vous imaginez-vous dans 1, 3 ou 5 ans ? L’occasion de prendre un moment pour soi et de réfléchir à ce que l’on se souhaite pour ces prochaines années.

C’est par hasard que je me suis retrouvée à nouveau sur le site 16personalities.com. J’avais déjà répondu au test par le passé mais je l’ai refait pendant les vacances. En règle générale, on ne change pas son style de personnalité au cours de sa vie. De mon côté, j’ai obtenu le même résultat que lors du premier essai. Je suis du type INFP, la personnalité « Médiateur ». Je me reconnais beaucoup dans la description et cela permet de comprendre beaucoup de choses sur son propre fonctionnement. A essayer ce week-end si vous avez quelques minutes devant vous ! N’hésitez pas à me dire dans les commentaires quel résultat vous avez obtenu !

Bonnes découvertes !

Et n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires 🙂