Mon bilan après trois années de blogging

Il y a quelques semaines, le blog a fêté ses trois ans. Tant de choses se sont passées depuis l’ouverture, dans ma vie comme sur Ally Bing. En septembre 2015, je vivais à Paris et je commençais à avoir envie de rentrer en Suisse ; ce fut chose faite en mars 2016. Après une première année durant laquelle je postais essentiellement des articles de mode, j’ai décidé en septembre 2017 de changer de direction dans ma ligne éditoriale, comme je l’expliquais dans mon bilan des 2 ans.

Voilà donc un peu plus de douze mois que j’aborde d’autres thèmes : des revues littéraires, séries et podcasts, du développement personnel, des conseils bien-être, des réflexions féministes, de l’écologie, et toujours des récits de voyages, de la déco et des recettes végétariennes. Cette diversité me permet d’avoir toujours de nouvelles idées d’articles, même après en avoir écrit plus de 400 au cours de ces trois années.

Aujourd’hui, mon blog me ressemble et les sujets que je traite sont en accord avec mes valeurs et ma façon d’envisager la vie. J’ai pris la décision d’éviter de mettre en avant la fast fashion et les produits cosmétiques mais de promouvoir un mode de vie sain, simple et naturel, car c’est à ça que ressemble mon quotidien. Ce n’est pas parce que j’ai un blog, et je le dis parce que l’on m’envoie souvent des mails avec de telles propositions, que mon désir le plus ardent est de recevoir des fringues gratuites fabriquées par des petits enfants chinois, des produits gratos en échange d’une photo, des soins anti-rides (alors que j’ai aucune ride.. :)) et d’être invitée à des soirées pour siroter des cocktails avec des inconnus.

POURQUOI AVOIR UN BLOG ?

Partager et créer sont les principales raisons pour lesquelles j’ai ouvert mon blog en 2015, même si je n’arrivais pas à mettre ces mots précis sur mes motivations lors de l’ouverture. C’est un espace très important pour moi car il me permet de réunir plusieurs domaines qui me tiennent à cœur : l’écriture, la photographie et le partage d’informations qui peuvent potentiellement intéresser les gens. Je sais aujourd’hui que j’ai besoin de créer des trucs pour me sentir bien et ce blog est la plateforme idéale pour rassembler tout ça.

A l’heure d’Instagram, on peut réellement se demander s’il est toujours utile d’avoir un blog alors qu’on peut se contenter de poster une photo et trois lignes en guise de légende sur un réseau social (et cela rapporte beaucoup plus financièrement qu’un article sur un blog pour 4x moins de temps). Toutefois, pour ma part, Instagram reste un format qui ne m’intéresse pas plus que ça. Le nouvel algorithme valorise ceux qui se connectent régulièrement, commentent et aiment d’autres photos. Je ne fais rien de tout ça et je ne poste pas assez d’images. Du coup l’algorithme me le rend bien haha. Il y a un an et demi, j’avais entre 300 et 400 likes par photo. Aujourd’hui, si j’arrive à 100, c’est un miracle. Ce n’est pas un problème pour moi mais c’est un bon exemple qui illustre la chose suivante : un blog nous appartient entièrement alors que ce n’est pas le cas d’un réseau social sur lequel on a très peu de maîtrise. Sur Instagram, tout peut changer du jour au lendemain si Zuckerberg décide de faire des modifications et cela peut réellement mettre en péril un business uniquement basé sur cette plateforme.

Par ailleurs, on peut également se questionner sur l’utilité d’avoir un blog quand la tendance favorise les contenus courts et facile d’accès. En fait, je crois qu’il y aura toujours plusieurs types de lecteurs. Ceux qui naviguent sur les réseaux sociaux et qui préfèrent les textes brefs et ceux qui se dirigent sur les blogs à la recherche de plus longs développements. Finalement, ça permet de faire un tri naturel où chacun s’oriente vers le type de contenu qu’il affectionne.

L’ILLUSION DE PERFECTION & LA STARIFICATION

Ce point est essentiel pour moi et je me questionne beaucoup là-dessus : quelle image est-ce que je véhicule à travers mon blog mais aussi à travers mon compte Instagram ? Il y a eu plusieurs articles qui démontrent l’effet néfaste des réseaux. Les gens se sentent moins bien et plus frustrés après avoir fait défiler toutes ces images mises en scène. Je pense ainsi qu’il est important que les propriétaires de blog ou de comptes Insta réfléchissent à ce qu’ils postent et quelle image ils renvoient. La tentation est grande (et parfois, je pense que c’est sans faire exprès) de ne montrer qu’une façade lisse et de maintenir l’illusion d’une vie parfaite. C’est tellement dommage. Les femmes se sont justement éloignées des magazines féminins qui participaient grandement à les complexer pour être aujourd’hui devant des blogs et des feeds qui font finalement la même chose. Je ne comprends pas pourquoi on finit toujours par se retrouver dans cette dynamique.

Ainsi, pour moi, il est important d’y prêter attention et de ne pas donner l’illusion d’une quelconque perfection qui participerait à « faire envie » ou à susciter de la frustration. J’essaie, mais peut-être que je n’y arrive pas toujours, et je souhaite donner des inspirations positives plutôt que créer des envies, même si la frontière entre les deux peut être rapidement franchie. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je n’apprécie pas Instagram. On peut penser que le feed est le résumé d’une vie en images parfaites alors que cela ne représente absolument pas la réalité.

Il est vrai que sur les photos de mon blog, ma maison est souvent rangée, mais c’est mon charmant côté maniaque de l’ordre, c’est presque toujours comme ça dans mon salon et ma cuisine. Par contre, le ménage n’est pas toujours fait, souvent, les habits traînent sur la commode de ma chambre dans l’attente d’être pliés et rangés, l’intérieur de mon armoire était un vrai désastre durant plusieurs mois jusqu’à ce que je refasse un énorme tri il y a quelques semaines, il y a des jours où tout va bien, d’autres où tout va mal, je vais presque toujours faire mes courses en jogging, j’ai une coupe de merde un jour sur deux et surtout, je vis ma meilleure vie quand je suis sous un plaid et sur ma couverture en laine de mérinos (c’est méga moelleux, un peu comme si on était sur des petits coussinets de chats) à lire, écouter un podcast ou regarder une série du vendredi soir au lundi matin sans croiser personne parce que j’ai 183 ans. Je ne suis pas mieux qu’une autre personne juste parce que j’ai un blog et je suis parfois assez stupéfaite de voir des gens « starifier » des blogueuses ou des instagrammeuses ou encore mieux, des blogueuses ou instagrammeuses qui s’auto-starifient (oui à ce stade j’invente des mots). Au final, on est tous égaux. De mon côté j’ai simplement décidé de partager les choses que j’aime sur un blog et cela ne me donne pas un statut différent.

LE TEMPS CONSACRE A MON BLOG & LES PARTENARIATS

Avant d’ouvrir mon propre blog, je n’avais jamais imaginé à quel point c’est une activité chronophage. A titre d’exemple, une revue littéraire ou séries Netflix me demande entre 4h et 6h de rédaction. Les articles sur la slow life ou la loi de l’attraction ont été écrit en plusieurs jours et j’ai passé plus d’une dizaine d’heures sur chacun d’eux. Pour un post illustré, comme celui sur la couverture en laine de mérinos, j’ai pris des photos durant une heure, je les ai triées et retouchées puis j’ai rédigé le texte. Au total, j’y ai consacré entre 2h et 3h. Quant à cet article bilan, j’y ai passé approximativement 8h. Du coup, je vous avoue que ça me fait bien plaisir quand vous prenez le temps de m’envoyer des petits commentaires ou des e-mails pour échanger sur les sujets abordés par ici.

Je sais bien que personne ne me force à tenir un blog et encore moins à écrire des articles pendant 30 heures par mois. Je le fais car cela m’apporte énormément et j’adore ça. Cela dit, le contenu que l’on trouve sur les blogs, le mien ou les autres, est mis à disposition des lecteurs complètement gratuitement. Bien souvent, ils donnent de bons conseils, sont source d’inspiration, aident à préparer un voyage ou à approfondir ses connaissances sur un sujet. Cela ne me pose ainsi pas de problème d’accepter de temps en temps des partenariats rémunérés. Bien évidemment, je ne fais que ceux pour lesquels j’ai un réel intérêt et qui correspondent à mes valeurs et à ma ligne éditoriale. Par exemple, cette année, j’ai réalisé contre rémunération les partenariats suivants :

Reka pour promouvoir toutes les activités et voyages que l’on peut faire en Suisse avec la carte Reka
Audible pour faire découvrir les livres audio (j’avais déjà un abonnement chez eux avant qu’ils ne me contactent)
Eve Sleep, les commentaires à leur sujet étaient tellement bons que j’ai accepté. Depuis, on est absolument ravis de ce nouveau matelas
James Parker, un bijou que j’adore et que j’ai porté tout l’été

Parallèlement, j’accepte également quelques partenariats sur Instagram où je suis rémunérée en échange d’une photo et d’un texte (Tesa ou Brother par exemple). Que ce soit sur le blog ou sur Instagram, il est toujours mentionné lorsque j’ai été payée pour la rédaction de l’article ou la publication d’une photo. Cela ne change en rien la sincérité avec laquelle j’écris le texte.

Depuis l’année dernière, j’ai décidé de n’accepter que les projets pour lesquels je suis rémunérée. Aujourd’hui, j’ai beaucoup d’activités et je n’ai plus le temps ni l’envie de me consacrer à des projets gratuitement ou en échange d’un objet (exemple de mail que je reçois : hey contre 12 photos postées sur Instagram on te donne un pin’s, est-ce que tu serais intéressée par cette superbe opportunité ?). Lorsque je travaille une journée entière sur un article pour une marque, je trouve qu’il est normal d’être payée. Mes visiteurs, leur lecture de mes articles, leur confiance, ce sont des choses que j’ai acquises au cours de ces trois dernières années en alimentant régulièrement mon blog et en y consacrant beaucoup de temps. Pour les marques, vues = possibilités de ventes = chiffre d’affaire, il est ainsi normal de rémunérer la personne qui leur met à disposition son espace et ses visiteurs (en d’autres termes son « influence » mais je DÉTESTE ce mot, d’ailleurs rien que de l’écrire j’ai l’impression d’avoir pris mon ticket pour l’enfer), en plus du travail effectué pour créer l’article.

ET POUR FINIR

Bon, après tout ce blabla, je termine avec les belles opportunités que m’a offert le blog cette année. J’ai notamment pu créer mon podcast avec des femmes inspirantes en partenariat avec l’Hôtel Beau-Rivage qui m’a prêté une chambre pour chacune de mes interviews. J’ai eu la chance d’être invitée au Paléo et à l’Hôtel Palafitte et ça c’était vraiment des super cadeaux. Mon article sur la slow life a été publié sur le site du Huffington Post (et là, pour le coup, j’ai fait une danse de la joie avec des petits trous dans le plafond). Cette année a été un tournant positif pour mon blog qui reçoit chaque mois plus de visites et je me réjouis déjà de continuer à m’y consacrer.

Un immense merci à vous pour votre fidélité & vos petits mots.
A très vite ! ♥

Un week-end à Saas-Almagell

A la fin du mois de septembre, ma meilleure amie et moi avons passé un week-end à Saas-Almagell à l’Hôtel Wellness Spa Pirmin Zurbriggen. Nous avions reçu une Smartbox pour nos 30 ans comprenant une nuit dans un bel hôtel avec massage, spa et repas 5 plats ; notre choix s’est ainsi porté sur ce joli petit village au milieu des montagnes suisses. Le samedi, après avoir déposé nos valises, nous sommes parties pour une petite marche dans la forêt. Les paysages étaient si beaux (cf la première photos ci-dessous). C’est tellement chouette de se promener au milieu de la nature et de ne croiser personne.

Le lendemain, nous avons rejoint le barrage de Mattmark un peu plus haut dans la vallée. Il faisait beau et en refaisant le monde, nous avons fait le tour à pied, au soleil, en 2h environ. C’est une très jolie balade, les paysages sont superbes et l’eau est d’une couleur si spéciale, verte émeraude. C’est vraiment un décor magnifique.

Je continue de découvrir un peu plus la Suisse voyage après voyage et je suis chaque fois plus émerveillée !

La promenade du samedi

Notre chambre

Le barrage de Mattmark